Fabrique de céramique Giscard à Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine industriel Faïencerie

Fabrique de céramique Giscard à Toulouse

  • 25 Avenue de la Colonne
  • 31000 Toulouse
Fabrique de céramique Giscard à Toulouse
Fabrique de céramique Giscard à Toulouse 
Fabrique de céramique Giscard à Toulouse 
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Fabrique de céramique Giscard à Toulouse 
Fabrique de céramique Giscard à Toulouse 
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1855
Fondation fabrique Giscard
Début du XIXe siècle
Introduction style éclectique
Années 1920
Apogée de la manufacture
2005
Fermeture de la manufacture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade et toiture sur l'avenue (cad. AE 46) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975. Façades et toitures sur rues (cad. AE 44) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975. Fabrique Giscard en totalité y compris ensemble des ateliers et locaux techniques (avec façades et toitures), espaces d'exposition avec éléments fixés, monte-charges, bibliothèque, bureau, fours, cour et son sol avec groupe statuaire, malaxeur et bassins, verrière et portail d'entrée : inscription par arrêté en date du 13 mars 1998

Personnages clés

Jean-Baptiste Giscard Fondateur de la fabrique d'ornements en terre cuite en 1855.
Bernard Giscard Sculpteur et successeur de son père, créateur de modèles religieux.
Henri Giscard Directeur de la manufacture et professeur de céramique à l'École des Beaux-arts de Toulouse.
Joseph Giscard Reprit l'activité familiale et acquit une partie des moules de la manufacture Virebent.
Virebent Architecte ayant introduit un style éclectique à Toulouse.
Henri Virebent Premier professeur de la classe de céramique et de moulage à l'École des Beaux-arts de Toulouse.

Origine et histoire de la Fabrique de céramique

Au début du XIXe siècle, l'architecte Virebent introduisit à Toulouse un style éclectique et fantaisiste rompant avec le néo-classicisme, empruntant son vocabulaire décoratif aux façades de la Renaissance et du XVIIe siècle. Il renoua avec une ancienne tradition locale, la terre cuite, dont la diffusion régionale s'appuya sur la production quasi industrielle d'éléments décoratifs issus de la briquetterie familiale de Launaguet. Une maison d'un étage illustre cet usage : balustrades, montants et linteaux des ouvertures, crêtes en bordure de toit et pignon reprennent des motifs de frise éclectiques. L'élément le plus remarquable est une longue frise en feuille d'acanthe qui escalade le pignon et porte, au sommet, deux anges aux ailes déployées retenant un blason. La fabrique d'ornements en terre cuite Giscard fut fondée en 1855 par Jean‑Baptiste Giscard, ancien contremaître de l'usine Virebent de Launaguet. Il commença par une tuilerie puis s'orienta vers les ornements d'architecture — antéfixes, mascarons, frises — et l'art religieux. À sa mort, son fils Bernard lui succéda ; sculpteur, il créa de nombreux modèles religieux tels que chemins de croix, autels et statues, puis réalisa après la première guerre mondiale de nombreux monuments aux morts généralement destinés aux églises. Le succès de la manufacture fut important : dans les années 1920 la maison devint dépositaire officiel du Carmel de Lisieux et obtint le monopole de la réalisation de la statue de Sainte Thérèse de l'Enfant‑Jésus. À partir de 1926, Henri prit la direction de la manufacture ; il occupa le poste de professeur de céramique et de moulage à l'École des Beaux‑arts de Toulouse jusqu'en 1962, succédant à Henri Virebent, premier professeur de la classe créée en 1923. Joseph Giscard, après des études à l'École des Beaux‑arts de Toulouse, reprit l'activité de son père parti à la retraite en 1965 ; en 1968 il acquit une partie des moules de la manufacture Virebent. L'atelier Giscard subit la désaffection pour l'art religieux : l'effectif passa d'environ 50 ouvriers dans les années 1920 à 5 dans les années 1960, puis à un seul dans les années 2000. La manufacture fonctionna jusqu'en 2005. Spécialisée dans l'art religieux de série, elle est représentative d'une activité semi‑industrielle urbaine. À l'origine, l'affaire comprenait trois maisons situées 25 et 27 avenue de la Colonne et 31 rue Paul‑Dupin ; le bureau et l'atelier de façonnage ouvraient sur la rue de Bornier, l'entrée principale se trouvant avenue de la Colonne. Dans la cour, sous un hangar métallique, se trouvaient les réserves de terre, le bassin délayeur et la broyeuse qui donnent à la terre la consistance voulue. Le bâtiment en milieu d'îlot abrite, au rez‑de‑chaussée, la "chambre à terre", lieu de stockage à humidité constante, ainsi que les fours. Les tirages des épreuves s'effectuaient à l'aide de moules à pièces en plâtre qui sont conservés.

Liens externes